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« Je sais que le Messie, Celui qu’on appelle Christ, va venir. » Jean 4, 25
« Je le SUIS, moi qui te parle ! » Jean 4, 26

 

Comme la Samaritaine, la Communauté se laisse accueillir par le Christ !

Une femme de Samarie en route vers le Chemin, la Vérité et la Vie…

Ecriture :

                Ezéchiel                               36, 25                    « Je répandrai sur vous une eau pure »

Une purification radicale : voilà ce que promet Ezéchiel. Accueillir l’Esprit de Dieu en soi, voilà donc le secret d’un changement définitif et durable !

                Jean                                      4, 12 à 42             Jésus traverse la Samarie : une rencontre !

Jésus, homme libre à l’égard des règles sociales, culturelles et religieuses juives, révèle à une étrangère sa véritable identité.
A la fin de l’évangile de Jean c’est à une femme qu’il se montre pour la première fois après sa résurrection.

                Actes                              8, 1 à 21               Mission en Samarie

La persécution à Jérusalem  suscite la dispersion des disciples en Judée et Samarie, ce qui ouvre la porte à une nouvelle activité missionnaire.

Prière du Temps Présent :          p 5                         « Voici le temps du long désir »
                                                           p 8                         « Es-tu Celui  qui doit venir ? »

Psaume                                             64-63                   « Le désir de Dieu : mon âme a soif. »

La communauté rencontre le Christ au bord du puits de ses insatisfactions.

↗ Rencontre inattendue entre un juif, Jésus, et une femme samaritaine

Jésus exprime un manque. Il est en état de fragilité : il a soif.
Il noue une relation avec une personne dévalorisée à ses propres yeux et aux  yeux des autres.
Il rétablit sa dignité humaine. Il jette les bases d’une communion au-delà des barrières conventionnelles.

La samaritaine dont on ne connaît pas le nom se présente avec ses faiblesses.
Quel est son nom : peut-être chacun de nous si nous avons soif de Le rencontrer ?
Elle est en attente. Mais est-elle à même de dialoguer avec un rabbi ?

C’est la soif qui favorise cette rencontre inattendue. Une soif qui n’en finit pas de se dévoiler dans sa radicalité.
L’enjeu de la conversation est d’accéder à une eau qui comble la soif pour toujours, et qui rejaillit en vie éternelle. L’eau jaillissante symbolise l’Esprit, capable de créer une vie vraiment nouvelle pour ceux qui le reçoivent.

                --> Personnellement :

Quelles sont actuellement mes insatisfactions ?
Jésus a touché le cœur de cette femme : est-ce en présence du Seigneur que je prends le temps de me laisser toucher par son amour ?

                --> La Communauté :

Est-elle en quête de rencontre avec des personnes étrangères de Culture ou de Religion ?
Comment, par de simples gestes humains, au-delà des barrières de société, créer des signes de communion respectant pleinement la dignité des autres ?

↗ Les vrais adorateurs adoreront le Père en étant guidés par son Esprit et selon la vérité.

Où faut-il adorer : Mont Garizim ou Jérusalem ? Il faut renoncer à toute localisation de Dieu. Devant la mondialisation du Salut, il n’est plus possible de tribaliser Dieu !
L’adoration du Père n’est plus attachée à un lieu : elle a désormais une dimension universelle. Matthieu nous dit qu’elle se vit dans la rencontre avec les démunis ? (Cf. 25, 31 à 46)
Le culte en esprit et en vérité, pour nous chrétiens, oriente vers la connaissance intérieure de Jésus sous l’action de l’Esprit Saint et dans le service des autres.

               --> Personnellement :

Mon adoration régulière about-elle à une meilleure connaissance du Christ ?
Me pousse-t-elle à servir les autres, comme Jésus au lavement des pieds ?

               -->  La Communauté :

Quelle communion réaliser dans la communauté pour que l’adoration en esprit et en vérité transforme nos relations, fasse grandir le soutien mutuel et l’accueil confiant des incertitudes de l’avenir ?
Quel Thabor gravir pour passer de la Communauté à la Communion ?

Texte d’un moine de Notre-Dame de l’Atlas en Algérie :

Depuis qu’un jour, il m’a demandé tout à fait à l’improviste de lui apprendre à prier, Mohamed a pris l’habitude de venir s’entretenir régulièrement avec moi. C’est un voisin. Nous avons ainsi une longue histoire de partage. Souvent il m’a fallu faire court avec lui, ou passe des week-ends sans le rencontrer quand les hôtes se faisaient trop nombreux et absorbants.

Un jour, il trouva la formule pour me rappeler à l’ordre et solliciter un rendez-vous : « Il y a longtemps que nous n’avons pas creusé notre puits. »

L’image est restée. Nous l’employons quand nous éprouvons le besoin d’échanger en profondeur.

Une fois, par mode de plaisanterie, je lui posais la question :

« Et au fond de notre puits, qu’est-ce que nous allons trouver ? De l’eau musulmane ou de l’eau chrétienne ? »

Il m’a regardé mi-rieur, mi-chagriné :

« Tout de même, il y a si longtemps que nous marchons ensemble, et tu te poses encore cette question… Tu sais, au fond de ce puits-là, ce qu’on trouve c’est l’eau de Dieu ! »

« Seul le Seigneur peut transformer en nous une blessure en source
et une pauvreté en chemin de force et de grâce ! » Eloi Leclerc